Tout d'abord, merci d'être là. Pour ma petite histoire, j'enseigne les bases du djembé depuis 1997. Depuis, en rapport avec mon activité d'éducateur, j'ai formé un groupe de percussion qui se nomme Ritmo del Mondo. Mon professeur(lui même élève de Mama Konaté), Emilien Sanou, originaire du Burkina-Faso me disait toujours... « Il faut apprendre à le faire parler... ». Le chemin a été long depuis 1992 mais aujourd'hui je confirme que ce n'était pas des paroles en l'air. C'est en Mars 2000 que je me suis perfectionné au djembé et que j'ai eu l'honneur de rencontrer un grand Maître balanfola, MAMA KONATE à Bobo-Dioulasso au Burkina-Faso.
On peut jouer du djembé pour s'amuser, pour faire du bruit ou bien pour se relaxer mais, là où j'attirerai votre attention c'est au niveau de la découverte d' une panoplie de son ma foi assez intriguant.
Les quelques petits conseils que je vous donnerai seront essentiellement basé sur l'écoute, l'observation, la concentration et la persévérance, 4 atouts indispensables à la pratique du djembé.
Parlons maintenant de notre instrument ... LE DJEMBE !
Il nous vient d'Afrique, et plus précisément de l'empire Mandingue. Cet empire s'étend sur tout l'ouest africain et est composée de nombreuses ethnies. On y retrouve principalement les Bambara (Mali), les Malinké (est Guinée), les Dioula (Côte d'Ivoire, Burkina-Faso).
Instrument de prédilection, le djembé était utilisé à l'époque pour délivrer un message, une parole codée, tout cela au delà de l'amusement. Il accompagnait, avec d'autres instruments, des événements de société ( funérailles, mariage, circoncision, guerre, récolte, naissance....).
C'est dans les années 60 que les pays d'Afrique annoncent leur indépendance. Les ballets nationaux se forment, les polyrythmies Mandingues s'enrichissent et ouvrent les portes de l'occident aux « ambassadeurs » du patrimoine culturel Africain.
Un des premiers , si pas le premier est Mamady Keïta dit « Kargus » (Guinée), fondateur de plusieurs écoles de djembé en France,Suisse et en Belgique et de loin un des plus grands solistes au monde. A ce même titre je citerai Adama Dramé (Burkina-faso), Mamady Keïta dit « N'Toman » (Guinée), Sidiki Camara (Mali), Issa Balo (Côte d'Ivoire) et beaucoup d'autre...
C'est un tambour de bois de linké, de dougoura, d'iroko ou de teck qui sera vidé de sa moelle et transformé en forme de calice. Aujourd'hui recouvert de peau de chèvre, autrefois de peau d'antilope, il est tendu par un tressage de corde (nylon), autrefois lanières de cuir. Il appartient à la famille des tambours en gobelets. Il se joue en Afrique le plus souvent debout mais il est plus maniable à l'apprentissage de façon assise.
Quelques sites internet à voir :
http://ritmodelmondo.skyblog.com
www.djoliba.com
www.djembe.com
www.djembefola.com
www.donaba.com
Il ne faut jamais brûler les étapes et même si l'apprentissage paraît long, il faut avoir volonté, patience et humilité...
Nunzio Maugeri